Mais à quoi diable sert le Black Friday ?

Chaque année, vers la fin novembre, le bombardement publicitaire reprend. Tous à vos cartes, on va faire de bonnes affaires, sur internet ou dans les boutiques !

D’où vient cette sorte d’épilepsie sociale ?

Le Black Friday nous vient des Etats-Unis ; c’est même une importation récente puisqu’il n’existerait dans notre pays que depuis 20101.

Le Black Friday, c’est une ruse commerciale, consistant à nous faire croire qu’on va pouvoir s’offrir —à moins cher— un produit … dont on n’a pas besoin.

Et pourtant, pour les Français, selon un sondage du CREDOC : « le Black Friday rime d’abord et avant tout avec surconsommation » et « ce sentiment est partagé de manière uniforme par l’ensemble des groupes sociaux« , car « les Français aspirent à plus de sobriété matérielle« 2.

Et pourtant, selon ce même sondage, les Français auraient du mal à ne pas céder à ces sirènes et « 44 % des Français envisagent de faire des achats lors du Black Friday« .

Cette ambivalence est au coeur de la société moderne, que traversent tant de signaux contradictoires.

Elle explique pourquoi nous avons tant de mal à nous lancer sans réserve dans la voie de la décarbonation, —celle d’une consommation moins frénétique, celle d’une économie aussi circulaire que possible—, qui est pourtant la seule garante d’un avenir viable pour l’humanité.

Notes :

  1. Sur l’origine : lien vers article du Point.. ↩︎
  2. Lien vers l’étude CREDOC. ↩︎

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