Lecture : « Vers un nouveau modèle agricole », de Pierre-Marie Aubert

9 décembre 2025

« Le fonctionnement de notre système agricole touche à (presque) toutes les dimensions de notre quotidien. »

La France fut un grand pays agricole, et dans une large mesure l’est toujours. Mais la ferme France recule dans les classements internationaux, comme en témoigne l’érosion de son excèdent commercial depuis une vingtaine d’années (y compris l’agroalimentaire) ; beaucoup d’agriculteurs peinent à en tirer un revenu décent ; le modèle productiviste qui a prévalu depuis près de 80 ans est de plus en plus remis en cause, et notamment pour son empreinte carbone, et l’érosion de la biodiversité. La crise internationale ouverte par l’agression russe contre l’Ukraine et ses répercussions agricoles a également marqué le retour des question de sécurité et de souveraineté alimentaire à l’agenda international.

Le livre de Pierre-Marie Aubert, chercheur à l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), offre une analyse lumineuse de ces défis et des pistes pour les surmonter.

Rappelant que « le niveau de polarisation du débat public en matière agricole et alimentaire a atteint des sommets » 1, ce livre examine deux réponses à ces défis, qui constituent aussi deux conceptions opposées de l’agriculture : l’agroécologie, d’une part, et l’intensification durable, d’autre part.

1. La question centrale

Pendant des décennies, l’augmentation des rendements agricoles a été la boussole de l’agriculture. Doit-elle encore l’être aujourd’hui ? Ou autrement dit : faut-il continuer à produire toujours plus, ou bien envisager une autre orientation ?

2. Deux grands modèles en tension

Aubert identifie deux grands « modèles » concurrents ou en tension dans le débat agricole :

  • L’intensification durable, qu’illustre bien le Danemark : l’idée est de produire plus et mieux, en augmentant les rendements, grâce à un paquet technologique (nouvelles techniques génétiques, numérique et agriculture de précision, et produits de « biocontrôle »), avec moins de ressources (eau, intrants) pour minimiser les impacts environnementaux.  Produire plus pour satisfaire les besoins croissants de la planète en biomasse 2, qu’il s’agisse de nourrir une population qui augmente, et dont le régime alimentaire deviendra plus riche en lait et viande (à l’instar de l’occidental), ou de décarboner l’économie en substituant de la biomasse aux énergies fossiles.
  • La transition agroécologique, quant à elle, « vise à améliorer la production et à préserver les agrosystèmes par la réduction de la dépendance aux intrants ….En misant sur les écosystèmes plus que sur les intrants, et en mettant en avant la hausse des agrosystèmes avant la hausse des rendements, l’agroécologie se suite en rupture avec la trajectoire historique de la modernisation agricole et à ses prolongements par l’intensification durable ». Elle redonne leur importance à la biodiversité 2, aux services écosystémiques, aux sols vivants ; elle pousse à une diversification et une dé-spécialisation des productions et des territoires 3, entraîne une baisse des rendements (cf. infra), et suppose un rééquilibrage de notre régime alimentaire au détriment de la consommation de produits animaux.

3. Atouts et limites des deux modèles

L’auteur explore les forces et faiblesses de chaque modèle :

  • Pour l’intensification durable : certes elle ne remet pas en cause le modèle économique en aval (IAA), ni les pratiques alimentaires (déséquilibrées), mais l’auteur met en doute le postulat qu’il faille produire plus (au moins en France et en Europe, car il est clair que l’Afrique peut et doit produire plus, notamment en réduisant l’écart – considérable dans ces pays – entre rendements réels et rendements potentiels). En gros, il suffirait de réduire la consommation de produits animaux, et donc la consommation de céréales et oléo-protéagineux et les importations de protéines végétales (soja) à destination de l’alimentation animale, pour améliorer la balance commerciale de la France et de l’Europe et « la contribution de la France et de l’UE aux équilibres alimentaire mondiaux » 4… sans hausse des rendements. Ensuite, l’intensification durable va requérir des investissements coûteux. Enfin, – exemple du Danemark à l’appui -, le caractère durable de cette intensification est au mieux douteux, et c’est là que la bât blesse.
  • Pour l’agroécologie : elle renforcerait la résilience des modes de production aux chocs, réduirait l’empreinte carbone du secteur agricole (d’environ 50%), et plus généralement les impacts négatifs sur l’environnement (eau, etc.), et créerait des emplois 6. Elle permettrait aussi la réduction de la consommation de céréales et olé-protéagineux donnée aux animaux, et donc de réduire les importations de soja et d’augmenter les exportations de céréales.
    Mais elle soulève des questions :
    • Elle conduira à une stagnation et même une baisse des rendements, donc de la production et de la productivité physique du travail, donc du revenu, une hausse des prix alimentaires (10%?), une détérioration de la compétitivité-prix des produits français, etc.
    • Elle nécessitera une reconfiguration radicale des IAA en aval (notamment vers des unités de transformation de plus petite taille).
    • Pour le consommateur, c’est le prix du panier alimentaire qui importe : pour éviter qu’il n’augmente trop, il faudra que la hausse de la part de produits agroécologiques, dont le coût est plus élevé (premium), soit compensée par une baisse significative de celle des produits animaux, notamment carnés.
    • Last but not least, ce nouveau modèle se heurtera à beaucoup d’intérêts économiques, au syndicat majoritaire, et à la contrainte imposée par la mondialisation, qui interdit un cavalier seul suicidaire. Sur ce dernier point, l’auteur propose, faute d’accord sur la réciprocité des normes, des mesures de protection de notre marché, sous forme de barrières non-tarifaires et d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontière 7 pour bloquer l’importation de produits qui ne respectent pas nos normes environnementales et assurer une concurrence loyale cette question est au coeur du débat sur l’accord Mercosur 8).

4. Pourquoi ce livre est utile

  • Il propose une synthèse claire, très bien écrite, abondamment sourcée, des débats actuels autour de l’agriculture française et européenne.
  • Il évite les caricatures partisanes et invite à construire un discours nuancé.
  • Il offre des pistes de réflexion pour décideurs, agriculteurs, acteurs de la chaîne alimentaire, mais aussi pour citoyens intéressés par l’agriculture et l’alimentation de demain.
  • S’il ne cache pas au final une nette préférence pour le modèle agroécologique, celle-ci ne se dégage qu’au terme d’une démonstration serrée, sans le dogmatisme qui trop souvent colore le propos de certains militants écologistes.
  • L’auteur reconnaît que si la direction du chemin ne fait pas de doute, il faudra le construire pas à pas, et même s’il ne le dit pas, la construction d’un consensus politique autour d’une feuille de route claire, ici comme en d’autres domaines, sera un facteur-clé de succès.

Annexes :

Les annexes ci-après éclairent un certain nombre de points techniques survolés dans cette recension.

Annexe 1 : Agronomie pour les nuls

Grâce à la photosynthèse, les plantes produisent la biomasse végétale. L’offre (hors produits de la forêt – le bois représente environ un quart de la biomasse disponible en France) est déterminée par la production agricole qui résulte d’une surface (allouée aux cultures, vergers ou pâturages) multipliée par un rendement.

La surface agricole utile (SAU) en France occupe 45% de la superficie du pays (52% en France métropolitaine, 68% dans les Pays de la Loire) 8. Il est admis que cette proportion n’est pas destinée à augmenter. Pour augmenter la production, il ne reste donc que les rendements.

Le rendement est fonction de trois éléments, comme le montre cette équation :

Y = f(G, E, M)

où le rendement Y est fonction de la génétique des plantes G, des conditions environnementales (radiations solaires, disponibilité en eau et celle en nutriments essentiels dont l’azote ; etc.) E ; et du management par l’agriculteur M.

Le rendement objectif (atteignable de façon réaliste) se situe autour de 80% du rendement potentiel (maximal) pour chaque culture.

Toutes choses égales, c’est la disponibilité en azote (réactif) qui va déterminer la quantité de biomasse produite. Cet azote réactif issu du système alimentaire – non fixé par les plantes ou excrété par les humains et les animaux – se retrouve dans l’atmosphère, dans les eaux souterraines ou de surface, où il pose des problèmes de pollution (nitrates, algues vertes, etc.). La première source d’azote relatif dans le système alimentaire vient des fertilisants minéraux, dits de « synthèse » (réaction chimique entre diazote de l’air (N2) et gaz naturel). Plus on produit de biomasse, plus on retrouve d’azote dans le milieu ! France et Europe se caractérisent ainsi par un « surplus d’azote ».

La demande de biomasse végétale se décompose en : i) alimentation humaine ; ii) alimentation animale ; iii) le retour aux écosystèmes (condition de leur fertilité) ; iv) matériaux biosourcés ou biomatériaux (chanvre, lin, amidon, etc.) ; et v) production d’énergie (agrocarburants et biogaz).

La production de biomasse agricole en France a plus que doublé depuis 1900. L’alimentation animale en représente le débouché principal : autour de 60%. Ce succès, propulsé par la « révolution verte » (progrès génétique – sélection des espèces à haut rendement -, motomécanisation ; et utilisation d’engrais et de pesticides), s’est traduit, nous dit l’auteur, par le « triptyque » concentration (des fermes moins plus grandes et moins nombreuses) ; intensification (recours à plus d’intrants extérieurs) ; et spécialisation des productions. Chemin faisant, l’agriculture d’autosuffisante en énergie qu’elle était en 1900 est devenue dépendante à 95% depuis 1980.

Une conséquence de l’intensification a été la multiplication par 4,5 des quantités d’azote réactif « perdues » dans le milieu, entre 1950 et 2000.

Depuis le début des années 2000, les rendements stagnent (c’est très net pour le blé en France).
Annexe 2 : Les chiffres-clés de l’agriculture française

La production agricole en France calculée hors subventions, s’est établie
en 2024 à 89,3 milliards d’euros. L’agriculture et les industries agro-alimentaires (IAA) représentent environ 3% de la valeur ajoutée totale en 2024 9.

La France conserve son rang de première puissance agricole de l’Union européenne avec 17 % de la production totale des 27 (2024). En productions végétales, elle devance l’Italie et l’Espagne, grâce notamment à ses productions céréalières. Elle est également leader en productions animales, mais fait jeu égal avec l’Allemagne, devant l’Espagne et l’Italie.

Les activités de production liées à l’agriculture, la sylviculture, la pêche et les IAA emploient 1,4 million d’équivalents temps plein (ETP, salariés et non-salariés) en France en 2022, soit un peu moins de 5,0 % de l’emploi total national. L’agriculture seule représente environ 2,5% (730 000 ETP) 10.

Depuis 1970, le nombre d’exploitations a été divisé par 4 (d’un peu plus de 1,5 millions à quelque 390 000 en 2020 – probablement moins encore aujourd’hui). Leur surface moyenne dans le même temps augmentait de 50h pour atteindre en 69ha. 51% des terres sont louées. Il faut distinguer une « agriculture familiale », encore majoritaire, et une « agriculture de firme » (surface moyenne 136 ha ; 40% de la SAU), dont le développement s’accélère depuis 20 ans.

En dépit d’une baisse régulière, la France conserve un excédent commercial en matière agro-alimentaire (+5 milliards en 2024).

En 2023, les surfaces en agriculture biologique ont reculé de 2 %, soit 54 200 hectares. Ceci est dû à la crise du marché biologique (-750 millions d’euros depuis 2021).

L’indicateur de référence HRI1, qui mesure l’évolution de l’utilisation et des risques des pesticides dans l’Union européenne, montre une réduction globale de 50 % entre 2011 et 2022. En France, la baisse atteint 46 %, un progrès notable, bien qu’un effort supplémentaire de 16 points soit encore nécessaire pour atteindre l’objectif fixé à l’horizon 2030. Comparée à ses voisins, la France affiche une meilleure performance que l’Allemagne (-42 %), mais reste en retrait par rapport à l’Italie et l’Espagne.

Source
Annexe 3 : L’empreinte carbone de l’agriculture.

L’agriculture représente 20% des émissions territoriales de gaz à effet de serre (GES) de la France en 2024 (cf. note 1).

Ces émissions proviennent de trois sources : la fertilisation azotée (40%) ; la fermentation entérique des ruminants (40%) ; et la combustion d’énergies fossiles (20%).

[Le rapport SECTEN du Citepa (cf. note 1) donne des chiffres assez différents pour 2024, avec la ventilation suivante : « élevage » (59,5%, dont bovins, 50%) ; « cultures » (27%) ; et « engins, moteurs et chaudières » (13,5%). 56% des émissions agricoles sont constituées de méthane (CH4, dont bovins 86%), et représentent 70% des émissions territoriales totales de méthane. L’agriculture représente aussi 29% des émissions agricoles totales et 81% des émissions territoriales de protoxyde d’azote (N20)].

Il y a deux moyens pour réduire ces émissions : i) des gains d’efficience ; et/ou ii) le changement du « mix produit », en réduisant la part des produits animaux, plus émissifs, dans la production totale. C’est l’un des aspects les plus urticants de la décarbonation, car il remet en cause une icône – une vache sacrée, si l’on ose écrire -, de notre alimentation : la viande rouge ; et met à mal une certaine conception de la liberté individuelle englobant la liberté de choisir son alimentation sans injonction de l’Etat ou des écologistes.
Annexe 4 : Les déterminants du revenu agricole

La productivité économique du travail Y€/L est à la base du revenu (et de l’emploi) agricole. Elle est le produit de la productivité physique (c’est à dire du rendement à l’hectare)(Yᵩ/A)), de la surface exploitée par actif (A/L) , et du niveau des prix p, comme exprimé dans l’équation suivante [NB : on raisonne ici comme s’il ne s’agissait que d’une seule production] :

Y€/L = Yᵩ/A x A/L x p

Pour augmenter sa productivité, à niveau de prix donné, un agriculteur a trois possibilités : augmenter le rendement (Yᵩ/A) ; augmenter la taille de son exploitation (A) sans main d’oeuvre supplémentaire (L) ; réduire sa main d’oeuvre par la mécanisation (L). Selon l’auteur « ces trois dynamiques se sont combinées dans l’agriculture française depuis 70 ans ».

L’augmentation de la productivité physique s’est traduite par une baisse des prix réels agricoles de plus de 50% entre 1978 et 2005 – qui ne s’est pas accompagnée d’une baisse correspondante des prix alimentaires 11. Si le revenu agricole a augmenté malgré tout, c’est parce que cette baisse des prix a été plus que compensée par les deux autres facteurs : gains de rendement et augmentation de surface par travailleur.

Il faut ajouter à ces facteurs les charges de production que la mécanisation, les changements agronomiques (semences, intrants, etc.), l’agrandissement des fermes, induisent. L’activité est devenue de plus en plus capitalistique.

La productivité physique de l’agriculture a augmenté beaucoup plus vite que celle des autres secteurs depuis 1950 (sans rattraper complètement son niveau moyen). Cela explique la chute drastique de l’emploi agricole, alors même que la production a augmenté. C’est la « transformation structurelle », qui a touché l’ensemble du monde occidental au XXe siècle.

La productivité économique stagne depuis environ 10 ans.

Pour compléter cet aperçu, on précisera que les subventions représentent une part considérable du revenu. 94 % des exploitations bénéficient d’au moins une subvention d’exploitation. Ces exploitations perçoivent en moyenne 35 940 euros d’aides (mais plus de 50 000 pour les bovins viandes et mixtes). Les subventions d’exploitation versées en 2021 représentent en moyenne 38 % de l’EBE pour les bénéficiaires 12.  Cela correspondait à 74% du revenu par exploitation (au sens du RCAI : Résultat courant avant impôt) en 2019 ! 13

Rappelons à cet égard que l’Union européenne, via la politique agricole commune (PAC), verse aux agriculteurs français quelque 9 milliards d’euros par an.

L’auteur note également que « les acteurs de l’aval (NB : IAA et grande distribution) ont capté l’essentiel des gains de productivité agricole des années 70 au début des années 2000 », avec un certain rééquilibrage depuis lors. On reconnaît ici un des thèmes majeurs de la protestation du monde agricole depuis des années, en ce qui a trait au revenu.
Annexe 5 : Agriculture et alimentation

Quelques tendances majeures caractérisent notre alimentation depuis plus de 50 ans :

a) la baisse de la part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages (mais pas en valeur absolue et en termes réels, corrigés de l’inflation) : elles sont passées de quelque 30% dans les années 1970 à environ 16% depuis le début des années 2000. Cette dépense cache de fortes variations, avec une dépense par ménage qui s’étage entre 210 et 600 euros par mois entre 1er et le dernier décile de revenus.

b) une consommation accrue de produits transformés, de produits animaux (viande, oeufs, lait), d’huile et de sucre, d’où des régimes alimentaires déséquilibrés, qui soulèvent des préoccupations de santé publique (diabète, obésité, accidents cardio-vasculaires).

c) l’augmentation de la part des produits bio dans la consommation alimentaire totale, au moins jusqu’en 2021, car depuis elle décline, en raison notamment du différentiel de prix en défaveur de ces produits 15.

d) l’augmentation du gaspillage alimentaire : plus de 25% à l’échelle européenne.
Annexe 6 : Les conditions de la biodiversité

i) La diversité des cultures en rotation et des structures paysagères.
ii) la circularité des nutriments, et notamment de l’azote.
iii) La couverture permanente des sols.
iv) Usage minimal des pesticides chimiques.

Notes :

  1. Qui s’est cristallisée notamment sur le projet de stratégie « De la ferme à la table » (connu par les spécialistes sous l’acronyme de son nom anglais, F2F, pour Farm to Fork) proposé par la Commission européenne, et qui s’est soldé par un échec en 2024. F2F a échoué en raison de sa « coloration très agroécologique », dans la mesure où elle suppose de produire moins, met l’accent sur la reconquête de la biodiversité dans les paysages agricoles pour réduire les intrants (engrais et pesticides de synthèse) en valeur absolue ; et recommande une réduction de la consommation de produits animaux (viande rouge et porc) et la végétalisation de l’alimentation. Cette stratégie – qui postule un certain alignement du reste du monde sur la vision européenne – a aussi rencontré une forte opposition au niveau international, notamment de la part des Etats-Unis, qui affichent un parti pris clair en faveur du modèle alternatif de l’intensification durable. ↩︎
  2. La FAO a annoncé qu’il faudrait doubler la production agricole d’ici 2050. Une étude américaine (USDA) corrobore cette projection, qui est est évidemment fonction de la croissance démographique, qui semble devoir être moindre qu’initialement prévu, eu égard à la baisse rapide des taux de fécondité. ↩︎
  3. Il y a trois ingrédients essentiels pour favoriser biodiversité et santé des sols : i. la diversité des paysages agricoles (espèces cultivées et infrastructures agroécologiques) ; ii. la quantité de fertilisants et pesticides perdus dans le milieu ; et iii. des sols vivants (retour de la biomasse – ou matière organique – au sol ; abandon du labour profond). ↩︎
  4. Davantage de légumineuses à graines et fourragères, céréales secondaires, fruits et légumes, moins de production de céréales primaires (blé, orge, maïs), et…de productions animales. ↩︎
  5. L’Europe est aujourd’hui importatrice nette de protéines comme de calories. ↩︎
  6. Du fait de la baisse des rendements, et que la ferme agroécologique demande plus de main-d’oeuvre par ha « pour tirer parti de la diversité et de la complexité des processs agroécologiques ». ↩︎
  7. Qui existe déjà par ailleurs pour les produits de base, comme acier, ciment, électricité. ↩︎
  8. Sur l’accord, qui n’est pas à ce jour ratifié, cf. cette mise au point. ↩︎
  9. Source : INSEE. ↩︎
  10. Source. ↩︎
  11. Source : INSEE et INSEE-Agreste. ↩︎
  12. Source : Butault JP. 2008. ↩︎
  13. Source : INSEE. ↩︎
  14. Source. ↩︎
  15. Source: INSEE. ↩︎

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