Wish You Were Here – Pink Floyd, Contexte et processus créatif de l’oeuvre légendaire

A l’occasion du 50è anniversaire de la sortie de l’album-culte des Floyds, je publie cet article de mon fils Pierre.

12 décembre 2025

Aujourd’hui sort une version des 50 ans de la sortie de l’album culte Wish You Were Here

Pour l’occasion, j’étais curieux de connaître le contexte et le processus créatif autour de ce chef-d’oeuvre.

L’album est sorti le 12 septembre 1975, et non en décembre, mais c’est pourtant bien cette date qui a été choisie pour sortir cette version des 50 ans ! Pourquoi une date aussi arbitraire ?

Sans doute aucun lien entre les innombrables goodies et la proximité avec Noël…

Ma première rencontre avec Pink Floyd s’est faite grâce à mon père. Il fait partie des veinards à avoir vécu le truc (même s’il ne s’en rendait pas compte, les véritables veinards : c’est nous !)

J’étais d’abord réticent aux premières écoutes de Dark Side of the Moon, de même pour Animals

Je suis par contre immédiatement tombé sous le charme de Wish You Were Here.

Les sonorités sont planantes, envoûtantes, sans doute l’album le plus abordable de leur discographie.

C’était il y a trois ans, un soir, je bossais sur mon mémoire. J’ai mis l’album sans trop d’attente.

Diable ce que je me suis fait surprendre !

Un pur plaisir, un sentiment de connexion avec l’univers.

Des bruits ! (plus jeune j’aimais qualifier la musique que mon père écoutait d’appel avec les martiens…), mais des bruits intriguants, mélodieux.

En particulier ces petits bruits qui montent dans Welcome to the Machine (vers 2 min 52 ou 3 min 10)

C’est anecdotique… mais les jours qui ont suivi, je suis revenu, encore et encore.

Passons à l’album.

Premier élément de contexte : l’album est dédié à Syd Barrett, ancien membre et premier leader créatif du groupe.

A la fin des années 60, Syd sombre peu à peu dans la folie. Il devient incapable de performer, n’est plus fiable, perd pied…

Le groupe, pourtant très attaché à lui, est contraint de le renvoyer en avril 1968.

(Roger) Waters raconte qu’alors qu’ils sont en tournée à Los Angeles, sur Hollywood Boulevard, Syd sourit à Roger et lui dit : « C’est sympa Las Vegas », avant de retourner à un état léthargique, le regard vide.

Cette chute brutale de sa santé mentale impacte beaucoup le groupe. Et après ce départ, ils doivent se réinventer : les deux albums Obscured By Clouds (1972) et Meddle (1971) sont des tentatives, ils se « cherchent » créativement.

Dans Dark Side of the Moon, quelques textes lui sont sans doute dédiés, comme Brain Damage.

Deuxième élément de contexte : Dark Side of the Moon justement, sorti en 1973, est un carton absolu.

Et le groupe déjà considéré comme légendaire.

Mais après un tel succès, quelle direction prendre ?

Les membres sont dissipés dans d’autres projets : Gilmour lance en parallèle la carrière de Kate Bush, (Richard) Wright compose pour un autre groupe…

Et cela fait aussi presque 10 ans que Pink Floyd produit et performe (le groupe est formé en 1965). Dark Side of the Moon est leur 8è album !

Il n’aurait pas été choquant de les voir s’assagir, se reposer.

Déjà en s’arrêtant ici, Pink Floyd serait parmi les très grands du rock.

Mais que neni.

Ils font le choix du changement, de ne pas capitaliser en produisant un Dark Side of the Moon 2.

Ce nouvel opus est moins énergique, plus planant et avec moins de paroles que DSOTM.

Mais d’abord, les Floyd doivent « revenir sur terre », selon les mots de (Nick) Mason.

Bon, s’ils n’ont pas capitalisé créativement, ils ont quand même cédé à quelques sirènes du business.

C’est humain, après tout, on ne sait pas combien de temps dure le succès…

Quand Perrier leur propose une tournée en France, ils acceptent.

En 1974, ils sont en tournée en France, la tournée Gini (une sous-marque de Perrier).

Ils enchaînent avec une tournée en Grande-Bretagne, mais dans les faits, ils sont complètement fanés.

Et ça se voit…

Le 14 novembre 1974, ils jouent à Wembley. Dix jours plus tard, Nick Kent fait paraître un article assassin : « Les cheveux sales de Gilmour », mêlant coups bas et réelle profondeur critique. L’article fait jaser.

¡ Ce soir-là, sur scène, j’ai vraiment eu l’impression de voir quatre terrassiers s’activant au bord d’une route en construction », se remémore Kent.

L’article embrase le groupe. Le signe qu’il leur fallait pour se relancer.

Gilmour répondra à Kent par presse interposé « dirty hair denied ». Mais la colère fait rapidement place à la lucidité.

Plus tard, Wright remerciera Kent, et Mason indique qu’ils « étaient bien obligés de reconnaître que certaines de ses critiques étaient fondées ».

Un album qui se construit sur le tas

Ces tournées en France et au Royaume-Uni sont précieuses créativement.

Grâce aux bootlegs, des enregistrements de concert illégaux, on y observe le processus de création de Wish You Were Here.

Les parties de Shine On You Crazy Diamond, le morceau squelette de l’album, prennent forme.

Au concert de Colmar en juin 1974, on entend donc les prémisses de Wish You Were Here, mais aussi celles d’Animals, l’album qui suivra en 1977.

On peut entendre une première version de Sheep (appelée Raving and Drooling à l’époque). Cette version initiale est assez cauchemardesque. (Voir la fin pour des liens)

Cette étape brouillonne du processus créatif montre l’importance de la maturation créative : si le groupe avait délivré ses œuvres trop vite, on n’aurait jamais eu les morceaux légendaires qu’on connaît aujourd’hui.

Plus tard, ils font une tournée dans le nord de l’Amérique. Là, les tests continuent.

On entend, grâce au concert du 26 avril 1975 à Los Angeles, qu’ils décident de se débarrasser de Raving and Drooling” et “Gotta Be Crazy” pour Wish You Were Here, mais qui seront donc présents sur Animals.

Le nouveau morceau Have a Cigar vient s’insérer entre ce qui constitue encore la partie 1 (correspondant aux parties 1 à 5) et la partie 2 (parties 6 à 8) de Shine On You Crazy Diamond. Ils manquent encore la partie 2 et l’ultime partie 9 telle qu’elle sera enregistrée pour l’album.

On oublie parfois que même les groupes légendaires suivent un processus de création classique. L’écoute de ces premières versions révèlent l’évolution progressive des morceaux.

Pour ce qui est des morceaux d’Animals, j’irai même jusqu’à dire que les versions entendus pendant les tournées sont catastrophiques….

Il est impensable de voir autant d’authenticité dans les concerts d’aujourd’hui, et probablement dans bien d’autres domaines.

La conception de “build in public” est presque un genre spécifique de contenu (l’idée d’apprendre aux yeux de tous) ; les Pink Floyd l’ont fait à leur époque, tout à fait insouciamment.

L’évolution de Wish You Were Here sur scène illustre parfaitement que la création est un processus, pas un événement instantané. Les morceaux se sculptent, se raffinent et trouvent leur forme définitive au fil des concerts et des expérimentations.

Aujourd’hui, le travail est souvent caché, occulté. Il se vend mal, et nos réseaux sociaux sont saturés de moments d’exception. Ne sont affichés que les highlights d’une vie, et non les innombrables heures de travail ni les dizaines d’échecs nécessaires pour parvenir à ce résultat.

Pink Floyd est-il un groupe touché par la grâce? Oui, mais pas sans travail acharné.

Une visite inattendu

Le thème de l’absence traverse l’album, un thème cher Waters responsable des textes et nouveau leader créatif.

Dans les futurs albums, Waters explorera aussi l’absence de son père, mort pour l’Angleterre en Italie en 1944.

En juin 1975, Pink Floyd est dans le studio Abbey Road pour l’enregistrement de Wish You Were Here, quand apparaît un visiteur inattendu.

Nick Mason raconte : « Je vis un gros type au crâne rasé, vêtu d’un vieil imper tout froissé. (…) Il avait un air assez inoffensif, mais dénué d’expression. »

Il s’agit de Syd Barrett, qui apparaît métamorphosé : chauve et adipeux.

Le groupe discute avec lui, mais ça n’est plus la même personne.

Difficile d’évaluer l’impact qu’a eue cette apparition dans les studios. La plupart des morceaux étaient composés, les textes écrits…

Cela n’a fait que conforter l’idée du départ.

La situation est assez ironique : L’album est écrit et pensé comme un hommage : Wish you Were here, « J’aimerais que tu sois là ».

Mais il est réellement là, physiquement présent dans le studio.

Mais tel le bateau de Thésée, est-ce réellement la même personne ? Le même Syd ? Tout porte à croire que non. Syd a changé.

Quand il leur apparaît, il ne comble pas un manque, il le révèle encore plus fortement.

C’est un écho du passé, une branche de rameau cristallisé, tel qu’il est pensé par Stendhal dans De l’Amour.

Le fantôme qu’ils pleuraient s’est matérialisé, pour leur montrer qu’effectivement le Syd qu’ils avaient connu n’existait plus.

Des phases de studio difficiles

Le groupe est encore las. Ils ont encore la tête ailleurs, dans leurs projets perso.

« Quand on a l’habitude de travailler très dur pendant des années et des années, et que l’on en est arrivé au point que l’on cherchait, il faut continuer parce que l’on se rend compte que là où on est arrivé, ce n’est pas ce que l’on pensait être », écrit Waters.

Que cherchaient-ils ? Du succès, ils l’ont eu. Du bonheur ? Malheureusement complètement décorrélé du succès…

Et puis, les membres s’entendent de moins en moins…

L’argent, les royalties, la paternité des morceaux, font parler. Le morceau Shine on Crazy You Diamond est crédité pour différentes personnes à chaque fois …

L’album s’est construit autour de Shine On. Mais ils savaient que ça ne suffisait pas à faire un disque entier. D’autres chansons doivent donc s’ajouter, et le processus de création se fait, comme en concert, un peu sur le tas.

Waters écrivait des textes pendant l’enregistrement de Shine On, Gilmour jouait quelques accords, il « gratouillait » sa guitare.

C’est une discussion créative : chacun donnait ses idées, apportait quelques touches, etc. Le groupe fonctionne selon le principe : « on voit ce qui peut marcher ».

De la même manière qu’EchoesShine On You Crazy Diamond a été composé « avec des petites idées musicales bizarres venant de diverses personnes ».

Mais la domination de Waters est présente. Mason est au bord de l’exclusion, Wright voit ses propositions en permanence retoquées par Waters et reste « pour être crédité », Gilmour « serre les dents ».

Un album cinématographique : l’âme apporté par les bruitages

Déjà très présents dans DSOTM, les effets sonores ajoutent une texture, une âme toute particulière à l’album.

Dans The Great Gig in the Sky, on entend une discussion littérale d’un ingénieur du son, non coupée, prise sur le vif (le fameux Why should I be afraid of dying?).

Les sons qui parsèment l’album sont nombreux : cette petite toux dans le morceau Wish You Were Here, le final de la quatrième symphonie de Tchaïkovski…

Le « thème de Syd », le son le plus reconnaissable et culte de Shine On You Crazy Diamond, est produit par hasard. Il se peut qu’il soit issu d’un jingle de l’émission de la BBC.

Il est intéressant de noter la manière dont Gilmour travaille : il développe ses solos de guitare avec une ligne mélodique semblable à un chant. Il chante souvent en même temps que sa guitare, notamment sur sa version de Wish You Were Here (le morceau) lors de la tournée Pulse de 1994.

Parlons de ce titre justement, le titre éponyme. La encore, Gilmour « gratouillait vaguement » sa guitare avant que le fameux riff n’interpelle Waters.

Gilmour raconte que l’inspiration venait de quelqu’un d’autre, Van Morrison, et de son morceau Almost Independence Day. Gilmour avait l’habitude de jouer les morceaux d’autres pour trouver de l’inspiration.

Et là, c’est frappant.

C’est un vol créatif. Comme disait Picasso : « les bons artistes copient, les grands artistes volent ».

De même pour les bruitages de radio présents au début !

L’idée vient de Keith Rowe du groupe AMM, qui l’utilisait déjà comme instrument d’improvisation, et John Cage, compositeur contemporain dans son Imaginary Landscape pour 12 radios.

C’est Syd Barett qui était très influencé par Keith. Mason raconte qu’il avait songé à intégrer ces radios dès 1969.

Finalement, l’idée n’avait pas convaincu. Mais Mason indique qu’ils l’on directement réutilisée sur Wish You Were Here. Un recyclage créatif.

Un petit mot sur la pochette

La qualité des pochettes de Pink Floyd est indéniable : ce sont de véritables œuvres d’art.

Leur paternité revient au collectif Hipgnosis, fondé par Powell et Thorgerson, responsables également de nombreuses pochettes pour Genesis, ELO, Led Zeppelin, et bien d’autres.

En avril 1975, aucune pochette n’est encore arrêtée. Le thème de l’album est l’absence, mais impossible d’opter pour une pochette blanche : les Beatles l’ont déjà fait. L’idée des deux hommes d’affaires se rencontrant dans les entrepôts de Burbank apparaît alors.

L’expression Man, I’ve been burned (« le système m’a cramé ») circule dans le music business pour désigner un artiste qui n’a pas été payé. Cette image d’un homme littéralement en flammes répond parfaitement au propos du disque.

L’inspiration de Magritte est manifeste, Storm Thorgerson l’adorait. C’est autant dans le “ton” de l’image que dans l’utilisation de personnage en feu, comme dans L’Échelle du feu (1934) ou La Découverte du feu (1935) et dans le fils de l’homme (1964).

Dans l’édition Immersion de 2011, il y a même la mention « Ceci n’est pas une boîte ».

Enfin, pour la sortie, le groupe à eu l’idée d’emplastifier le vinyle dans un emballage noir.

Symbolisant à la fois l’absence (l’inverse du blanc des Beatles) et critiquant l’industrie du disque (ce qui a plus fait ch..r les disquaires que l’industrie…)

En plus, cette critique subit un retour de flamme. Forcément, la rareté d’une telle pochette lui donne beaucoup de valeur. La version du vinyle sous plastique est aujourd’hui très recherchée.

En plus des covers, d’autres photos existent. Le groupe a aussi fait appel à des dessinateurs. Des animations réalisée par Ian Emes, et un caricaturiste Gérlald Scarfe, qui travaillera beaucoup sur The Wall.

La qualité de visuel qui accompagne l’oeuvre musicale est assez folle.

Est-ce le meilleur album des Pink Floyd ?

Ça se débat.

En tout cas, la réception critique est d’abord mitigée, Melody Marker, fameux journal musical britannique critique son « manque d’imagination ». La tuile. Du côté des ventes, c’est un carton immédiat.

Maintenant, que peut-on attendre de cette nouvelle édition ?

Avec quelques goodies (qui m’ont aidé à remplir ma liste de Noël), on aura quelques nouvelles versions à découvrir. En particulier une version de Wish You Were Here avec le violoniste de légende Stéphane Grappelli, mais aussi une version bonne qualité du live de Los Angeles.

Quels sont les enseignements créatifs à tirer de cet album?

Les Floyds avaient de nombreuses raisons de céder aux sirènes commerciales.

Ils ont perdu un de leur membres, ils ont d’autres projets plus personnels, ils viennent de faire paraître le meilleur album de tous les temps, ils sont las…

ils auraient pu capitaliser, faire un Dark Side of The Moon 2… Ils auraient pu faire bien plus que ce qu’ils ont fait avec le Gini tour.

Mais ils ont choisi de maintenir leur cap. Mieux !

Ils se sont lancés sur une autoroute créative, chaque album suivant étant un contender au meilleur album rock de tout les temps, voire meilleur album tout court.

Dark Side of The Moon, Wish you Were Here, Animals, The Wall.

Ils n’avaient définitivement pas fini de fournir.

Le projet est parsemé de risque, de détails, de vrai « délires » propre aux personnalités de chacun. Le fait qu’ils jouent leurs morceaux inachevés en live… ce sont des processus musicaux presque disparus aujourd’hui.

C’est aussi encore un album avec une véritable discussion entre les artiste : Waters n’a pas encore pris son rôle de dictateur.

Et une vraie part de hasard et de travail du subconscient parsème l’album :

  • Gilmour qui « gratouille » et tombe par hasard sur le thème de Syd ;
  • un peu de vol avec le riff de Van Morrison ;
  • des inspirations (avec Magritte, et sans doute bien d’autres) ;
  • le ré-emploi d’idées précédentes (les radios…)

On obtient un mix créatif : d’un côté, un morceau qui mûrit dans le temps avec des tests, Shine On et de l’autre, des idées qui sortent en deux temps, trois mouvements du cerveau des musiciens, presque instinctivement.

L’inconscient créatif fait souvent émerger des choses exceptionnelles dans ce genre de moment.

Selon moi, si les Floyd n’ont pas arrêté de produire des bangers durant les décennies 70-80, c’est certes parce qu’ils sont talentueux, mais aussi parce que leur esprit percolait depuis 10 ans. Avoir autant d’idées merveilleuses est le fruit d’un long processus, alliage de travail acharné et de génie.

Comment ces quatre humains parviennent-ils à produire des sonorités qui résonnent avec autant de monde, pendant aussi longtemps ?

C’est probablement une question de goût, comme si un œnologue ou un nez pouvait créer son propre vin ou parfum, chaque jour, pendant dix ans. Avec autant de pratique, le résultat serait inévitablement exceptionnel.

Ce qui fait que 50 ans plus tard, cette œuvre fascine encore autant, c’est d’abord pour sa qualité musicale indéniable, mais aussi pour l’âme générale qui est transmise par le projet.

Même si on le connaît par cœur, Wish You Were Here reste encore aujourd’hui très mystérieux.

Qu’est-ce que signifient tous ces sons ? Que signifie la pochette ? Quel sens donner à ces paroles ?

Cet album a été pour moi une porte d’entrée vers les Pink Floyd, et il restera à jamais spécial pour ça.

Pierre Ligot

Notes :

Écrire sur cet album m’a permis d’apprendre beaucoup et d’apprécier davantage l’œuvre.

J’avais prévu deux ouvrages pour mes recherches : un ouvrage anglais Inside Pink Floyd: Milestone, Wish You Were Here, de Will Romano, et un français de Philippe Gonin.

L’ouvrage de Gonin s’est revélé si complet et “straight to the point” que je n’ai finalement que très peu utilisé l’ouvrage anglais. La grande majorité des citations viennent de son ouvrage.

Je vous le recommande chaudement si vous voulez creuser le sujet. Pour ma part, je lirai certainement ses autres ouvrages sur Dark Side of The MoonThe Wall, et récemment sur Animals.

https://www.fnac.com/a13871651/Philippe-Gonin-Pink-Floyd-Wish-You-Were-Here

Voici par ailleurs une série de liens et d’observations que j’ai pu faire durant mes recherches et l’écriture.

Live à Colmar 1974

: avec une version horrible de Sheep. La 32 min ressemble à la creepypasta Sirenhead (

)

Écouter l’évolution des versions de Shine On crazy diamond

1. Colmar :

(jusqu’à 20 min)

2. Los Angeles :

(à partir de 32min)

C’est une version beaucoup plus aboutie qu’on retrouve à Los Angeles ! Une version qui est presque mieux que celle de l’album. S’il fallait n’en écouter qu’une. (Ce concert est présent en haute qualité dans la sortie d’aujourd’hui.)

Pour ce qui est des versions d’Animals, on n’y est pas encore.

Les bruitages

Shine On, c’est le chef d’oeuvre de Rick Wright, claviériste et compositeur.

Les bruitages de welcome to the machine réalisés au vsc3 → 

On voit bien dans cette vidéo comment le groupe s’est amusé à produire ces sonorités si spéciales…

Et sur cette vidéo une version définitive de nombreux “trick” du synthé Floydien : 

Je ne suis pas parvenu à retrouver précisément le son de montée de Welcome To The Machine.

Mais ces bruitages transpirent les 70’s, on a le sentiment qu’ils vont produire les bruitages d’Alien, ou the Thing.

La technique employée est fascinante. C’est la grande époque des synthétiseurs, bien racontée par Giorgio Moroder dans Giorgo By Moroder, en particulier le Moog.

Le fameux « thème de Syd » : 

Dans Wish You Were Here éponyme : Le final de quatrième symphonie de Tchaikovsky ( 

à partir de 37min)

Steve jobs citant Picasso : “Great artist steal !” 

Les fameux “wine glass” de Shine On du début, qui imite un jeu sur des verres de vins.

On l’entend là-dedans, dans des versions préalables, accompagné d’éléments d’anciens albums. (Danger psychédélique)

Wish You Were Here, chanté en guitare par Gilmour 

(à partir de 3min 14)

Imaginary Landscape, composition pour 12 radios 

(c’est assez pitoyable…)

Un vinyle d’époque, toujours avec le plastique: vendu pour 750 dollars, à moitié déchiré https://fr.rarevinyl.com/fr/products/pink-floyd-wish-you-were-here-1st-complete-vg-intact-shrink-uk-vinyl-lp-album-record-shvl814-684094?shpxid=c73a4386-e5a6-47c1-8fdb-766fbf7bd2dc)

Le film de Scarfe : 

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